Les ateliers: Appart-atelier, mini groupe, maxi effet!

Dans un cocon au cœur de ville, un appartement atelier pour vous accueillir.

Je bricole et crée depuis très longtemps. J’en ai fait mon métier, qui résonne plus comme une passion, un art de vivre qu’une profession. Venant de la peinture, j’ai développé, souvent de façon autodidacte, le dessin, le travail d’aiguille et les accumulations d’ambiance pour affirmer et mettre en avant la force du processus créatif.

Ce processus est une nourriture profonde et intime que chacun possède en soi. Dès qu’il est mis en action, il procure un bien être et une joie qui alimente tous les domaines de vie. Aussi efficace qu’une séance de méditation !

Du dessin à la broderie, la couture à la main, le volume en  textile, les assemblages, la récupération et l’up-cycling, sans aucun complexe et jugement.

Pas de pré requis, à part l’envie d’un moment pour soi dans et avec la rencontre d’autres personnes et d’autres propositions d’univers.

Mes boîtes à trésors vous attendent. Pour mieux me connaitre, je vous invite à visiter mon site.

Thématiques proposées :

  • Dessin et/ou Peinture (Initiation ou reprise, dessin et peinture d’observation, peinture à l’huile)
  • Expression plastique autour du fil (broderie, sculpture textile, mélange des médiums pour réaliser son œuvre !)

Attention : 4/5 places maximum par séance.

Séance de 2h : 25€

 Forfait 5 séances (10h) =130 €

Forfait 10 séances (20h) = 230 €

Les ateliers ont lieu du Lundi au Jeudi à partir de 14h30 (à déterminer ensemble), pour les autres jours à voir ensemble, on en parle!

Séance de 2h, matériel fournis (supplément selon matériel : petite broc, éléments vintage et anciennes dentelles).

Inscription par mail : atelierdejennifermackay@gmail.com et téléphone : 06 29 85 43 94

Attention ne seront réservés et validés que les forfaits payés !

2023!!!!

Je vous souhaite une très belle année 2023, pleine de projets et de rêves réalisés.

Au fil de cette année qui commence, je vous propose plusieurs rendez-vous.
J’ai l’immense plaisir de prendre le rôle de la brodeuse au sein du Musée Flaubert et d’histoire de la Médecine, au cœur même de la chambre natale de Gustave Flaubert!
Une résidence artistique taillée avec le fil conducteur de mes intérêts plastiques de ces dix dernières années.
Prenez donc le temps de venir certains jeudi visiter ce lieu sublime où se côtoient le corps et l’âme, la littérature et la science.

(5 et 19 Janvier, 2 ,16 et 28 Février, 2,15 et 30 Mars, 6 Avril)
Restitution de mes expériences filaires ainsi que celles des 6ème et 5ème CHAAP du collège Saint-François d’Assise:
La nuit des Musées le Samedi 13 Mai.

Musée Flaubert
51 rue de Lecat
76000 Rouen
14h/17h30
(Fermé le Lundi)


Le cœur de la plasticienne que je suis est régulièrement en mutation et se déplace au gré du vent et des occasions de lieux accueillants.
Cette année, j’ouvrirai les portes de l’atelier, pour vous offrir l’occasion de faire plus ample connaissance, ou tout simplement de voir, voir en vrai c’est beaucoup mieux, une partie de mon univers.
Tous les premiers vendredi du mois,
(excepté celui de janvier, qui sera la  deuxième semaine),
de 15H à 19H.
N’hésitez pas à vous annoncer par mail, instagram et même par SMS.
(13 Janvier, 3 Février, 3 Mars,7 Avril, 5 Mai, 2 Juin….. A confirmer pour les mois suivants)



8
Rue d’Ernemont
à Rouen.
Métro Beauvoisine
06 29 85 43 94


Pour clore cet article,
je vous invite à une petite part de magie alchimique qui m’a occupée ces trois dernières années,
la création d’un Oracle dont je suis fière d’avoir été la main et parfois l’esprit,
à découvrir sur mon site ou encore mieux, en direct.
 

Performance de Rue , le fil tendu d’une création.

En 2015,  je rencontrais Léa Dant par le biais d’un cœur accroché à la vitrine de mon Atelier….

Sans hasard, j’ai eu envie de lui créer une nuisette au ” cœursansdessusdessous”  dont elle pourrait se servir pour le spectacle qu’elle mettait en scène à l’époque: “Sous la Chair”.

Léa est Autrice, Metteuse en Scène et encore plus… Elle utilise  son ressenti pour suivre le flux de la vie et de la création et se mettre en connexion avec l’humain. C’est justement en suivant ce flux que je lui ai confié la Nuisette, pour qu’elle ne dorme pas dans un placard, pour que ma création soit au contact du vivant et à fleur de peau d’un cœur bien vivant.

Au sortir du dé confinement,  un deux trois, magie! Le fil rouge se déploie!

Performance de rue et artistique à La Rochelle, Juin 2020.

Eléments de réflexions

(Implication et réflexion sur le choix du tissu comme médium principal dans ma pratique d’artiste.)

 

C’est un peu par hasard que j’ai commencé à tailler des formes dans le tissu. J’ai toujours été attiré par les planches anatomiques ou botaniques, certainement par ce qu’il y a un lien de formes entre la sphère végétale et organique. Très vite le plat du tissus a commencé à se remplir de bourre acrylique ou de fibres végétales pour prendre place dans l’espace, pièces par pièces, s’emboîtant ou s’accrochant l’une à l’autre pour donner ces formes invasives. (Prolongation de moi-même ?)

De fil en aiguille, tel le cheminement parfois archaïque de la pensée, le tissu appelle le geste, la forme et l’intention. Il y a une forte intrication entre le ressenti et l’empreinte de ces « émotions » dans mon utilisation du textile. Par rapport à la fonction première que nous nous faisons du textile à travers le vêtement, l’habitat,- et tous ses dérivés- la notion de protection ou d’identité est toujours très présente. A travers les modes, les tissus qu’ils soient portés ou utilisés pour le décor, sont le reflet tant des technologies que des systèmes de pensées de l’époque auxquels  ils appartiennent: apparences, statut social, géographie….

A mon échelle, je travaille le tissu comme une femme Européenne qui a comme exemple d’autres artistes qui ont déjà déstructuré le travail du textile pour le sortir de sa fonction première. (Louise Bourgeois, Annette Messager, Marie Ange Guilleminot ………)

Il y a cinq ans, je travaillais le tissu de façon détaché de mon propre corps. La notion d’objet, de sculpture comme un mot posé sur un socle. Une scénographie d’un état d’être, une mise en scène de la pensée. Un cabinet de curiosité utilisant des formes figurées de l’anatomie composant un « herbier » ou un puzzle à aménager au gré des positionnements.

Et justement cela se pose… Tout comme le vêtement vous positionne. Alors j’ai taillé dans plusieurs de mes vêtements, à commencé par les chutes de ma robe de mariée, ma jupe préférée élimée jusqu’à la trame… Puis d’autres vêtements ne m’appartenant pas mais qui retraçaient un instant de la vie d’un ou d’une autre ou j’y voyais une résonance pour servir mon propos. Le corset d’Emma Bovary, la chemise de nuit donnant vie à une psyché noire et fantasmagorique, ou le tee shirt en soie d’une marque de prêt à porter chiné en vide grenier faisant apparaître des cerveaux de multiples formes….

L’objet sculpture ainsi obtenu prend place tant dans le porté que dans l’espace. Le lieu de création tient tant dans le geste qu’il implique que dans sa provenance. Une sorte de freak show nomade et expérimentale. Tirer le voile pour donner du sens et de la poésie, même si elle part d’une idée toute personnelle de la réalité, prenant ses bases dans le parlé et les fondements de mon imagination.

 

Eléments de références

 

Malgré la caricature toujours actuelle du genre suggéré sous l’appellation de « travaux d’aiguille », il y a une action, une idée ancestrale dans le geste de coudre.  Quelque soit la création ou l’artiste, l’acte de passer du fil dans une aiguille et de coudre des pièces de tissus entre elle, implique un positionnement. Il n’est pas si surprenant que l’on est autant d’expression française sur le fil, le tissu: Tissu de mensonge, de fil en aiguille, une aiguille dans une botte de foin, cousu de fil blanc, fil conducteur, le fil rouge, du fil à retordre, le fil du rasoir, fil d’Ariane, ne tenir qu’à un fil,  la trame du temps. (Double sens Broder : exagérer, embellir, inventer…)

 

Tout comme  la mythologie a utilisé ces mêmes symboles pour figurer le temps, le lien en positif et négatif, l’issue…

Les Parques et leur  fil qu’elles peuvent décider de couper. Pénélope qui tous les soirs défait son ouvrage pour éloigner les prétendants. Ariane et son fil, qui permis à Thésée de sortir du Labyrinthe et échapper au Minotaure.

Le fil et toute matière textile sont liés au propre comme au figuré à l’existence de l’humain, pour sa protection, sa survie, et ensuite les apparences, la filiation, le lien social qu’il soit réel ou inventé de toute pièce.

Automne 2018,

Jennifer Mackay.